Croquélien

J’ai traversé, j’ai bourlingué,
L’ouest version grand-large, le grand nord sauvage,
Le sud et sa lumière céleste, les plaines immenses de l’est.

Mais mon cœur t’appartient et toujours je reviens,
Par la route de Concoret, aux landes de Croquélien,
Terre brûlée, domaine des fées, les landes de Croquélien.

Il y a son pays, la patrie des banshees,
Où le ciel s’affaire, à marier la terre et la mer,
Dont la langue s’entremêle, au granit éternel.

Bercé sur les vagues, j’ai vu cet autre rivage,
La blancheur des paysages, la chaleur des visages,
Et cet hiver qui s’étire, dont la glace éveille les rires.

Mais mon cœur t’appartient et toujours je reviens,
Par la route de Concoret, aux landes de Croquélien,
Terre brûlée, domaine des fées, les landes de Croquélien.

J’entends encore sa voix, Tonga rire aux éclats,
La puissance magnifique, de son chant tellurique,
Ce souffle qui rugit, jusqu’à l’asphyxie.

J’ai suivi son appel, loin, loin l’archipel,
Ce lieu sans sommeil, où règne le grand éveil,
Fruit d’un mariage improbable, brin d’herbe et grain de sable.

Mais mon cœur t’appartient et toujours je reviens,
Par la route de Concoret, aux landes de Croquélien,
Terre brûlée, domaine des fées, les landes de Croquélien.

Petit Poucet, j’ai semé ses galets,
Du cimetière des druides, au tombeau des martyrs,
Des demoiselles de Cojoux, aux condamnés du Cragou.

Depuis lors sans m’arrêter, j’ai traversé j’ai bourlingué,
L’ouest version grand-large, le grand nord sauvage,
Le sud et sa lumière céleste, les plaines immenses de l’est.

Mais mon cœur t’appartient et toujours je reviens,
Par la route de Concoret, aux landes de Croquélien,
Terre brûlée, domaine des fées, les landes de Croquélien